_______________......_......................................................._______________......_......................................................._______________......_......................................................._______________......_.............Je suis absent..............._______________......_......................................................._______________......_......................................Uru..........._______________......_......................................................._______________......_.......................................................____________________∎___Titre : -
Je suis absent -
∎___Auteur: Akira ∎ あきら∎___Genre: Yaoi,
Romance∎___Personnages: Tous les Alice Nine, Uruha∎___Disclaimer: Je n'en ferais rien de bon si je les avais.... <.< "∎___Chapitre: 3/14Alors, tout d'abord, je tiens à m'excuser pour le retard, j'avais promis une suite rapide mais bon, comme déjà expliqué, je dois travailler pour mes exam. Je suis aussi désolée pour ce chapitre, je ne le trouve pas génial, plutôt.. bizarre en fait. Vous me direz quoi ^.^
Music : You Make Me Cry - Simple Mind
__________項目 三__________
__________Un mois. Cela faisait un mois que les cours avaient repris. Un mois que Takeshima-sensei enseignait dans ce lycée. Un mois que Shou en était amoureux....
Le lycéen avait d'abord douté des émotions qui l'assaillaient chaque fois qu'il était en sa présence, peut être n'était-ce qu'une pulsion sexuelle, ses yeux rivés sur son corps le lui confirmaient, tout comme en attestaient ces fourmis galopant dans son bassin; peut être n'était-ce qu'un entichement, tout au plus, une obsession irraisonnée qui s'effriterait et qui, une fois lassée, s'étiolerait complètement.
Peut être n'était-ce que des excuses désespérées qu'il se prétextait pour se voiler les yeux....
Ni ses fantasmes ni une quelconque passion n'expliquaient cette euphorie caressante et douillette qui l'enveloppait à chaque heure de cours passée avec lui, à chaque regard échangé, à chaque sourire partagé, ses sourires si addictifs.... Il avait fini par comprendre que ces battements de c½ur irréguliers n'étaient dus à ses désirs mais bien à l'affection toute particulière qu'il lui portait, il en était amoureux, ni plus ni moins.... Et les jours se succédant, il apprit qu'il était impossible d'étouffer une vérité qui s'imposait à vous.... Il était amoureux.... De Takeshima-sensei.
Instinctivement, déjà, il l'aimait. Chaque jour de la semaine, il cherchait à le croiser dans les couloirs, s'arrangeait pour s'asseoir au premier rang, trouvait immanquablement un motif afin d'être le dernier à quitter la classe, frôlait ses doigts des siens quand il lui confiait une pile de feuilles à distribuer,.... Cela lui permettait d'échanger quelques mots avec lui, des amabilités, des politesses, bien sûr, mais aussi des sourires, des rires, des clins d'½il.... De quoi éveiller des espoirs et de les raviver quotidiennement, sans que le châtain ne s'inquiète qu'il s'agisse d'espoirs....
Ce matin-là, Shou se réveilla en retard, et manqua son bus. Il n'eut d'autre choix que de marcher jusqu'à la station de métro, bondée, bruyante, épuisante dès le matin. Les gens s'y bousculaient, bourrus, les yeux gonflés par la fatigue et la bouche tirée en une ligne immuable. Depuis toujours, le garçon les considérait d'un regard presque sévère, il les trouvait laids, ainsi, au petit matin, et sans qu'il ne sache pourquoi, il trouvait aussi cela inquiétant. A peine sur le quai qu'il envisageait déjà de rebrousser chemin, il patienta tout de même jusqu'à ce que le métro arrive pour se donner bonne conscience mais il ne s'y engouffra pas à l'instar des businessmen, il recula même précautionneusement de plusieurs pas pour éviter d'être entraîné par cette foule délirante. Quand le bâtiment fut plus silencieux, il expira bruyamment en relâchant ses nerfs. Non, jamais il n'aurait été capable d'y mettre ne serait-ce qu'un orteil.... Il décida, sans n'avoir d'autre alternative, de se rendre au lycée à pied, il serait en retard, tant pis. Il dévala les marches de la station et s'élança dans les ruelles encadrées par de hauts murs de chaux blanche. Tout en pensant à la tension qui se muait entre Hiroto et Tora ces derniers temps, l'adolescent progressait dans le quartier d'habitations, puis, il s'arrêta net et interrompit ses réflexions malgré lui: devant lui, à quelques mètres, il était là, « Takeshima-sensei.... ». Il verrouillait la porte d'un tout petit immeuble, fringuant et bien éveillé, le sourire déjà aux lèvres, « Son sourire.... ». L'étudiant ignorait qu'il vivait dans les parages, s'il s'agissait bien de son appartement. Il effectua un pas, animé par une bonne humeur, celle qui nous habite lorsque nous venons de mettre au jour une découverte qui ne compte qu'à nos yeux, pensa aller à sa rencontre, mais il se ravisa. Qu'allait-il faire ensuite ? Lui dire bonjour, s'enquérir des habituelles questions, et puis ? Marcher à ses côtés, droit et silencieux ? Ça pourrait être l'occasion de lui poser d'autres questions, mais il n'osait pas, ce serait ridicule, il serait ridicule, et son titulaire n'en penserait pas moins. Il s'accota alors au mur comme pour s'y fondre et l'épia, le jeune enseignant ne le vit pas, bifurquant dans la direction opposée et entamant une marche rapide, Shou le vit consulter sa montre et en fit de même, « Il est aussi à la bourre». Dans un réflexe, il le coursa, prenant garde de ne pas se faire remarquer, calquant ses pas et son rythme sur les siens pour ne pas le perdre de vue ou, au contraire, le dépasser. Il put ainsi le contempler tout à sa guise, ses jambes fuselées, ses fesses rondes, sa taille devinable, et l'axe parfait de son buste et de ses épaules. Il était efféminé, mais cela ne masquait en rien la virilité de son physique, Shou pensa immédiatement à ses bras musclés sans exagération, les veines s'y sculptant sensuellement, l'incurvation anguleuse de sa mâchoire, sa pomme d'Adam,... Le garçon rougit et frissonna, son pantalon se resserrait sur son pubis. Il le fila ainsi jusqu'au lycée, le souffle court lorsqu'ils arrivèrent enfin à l'établissement tant l'allure d'Uruha était empressée, quand celui-ci traversa les grilles, il perdit même son portefeuille sans s'en rendre compte et pressa encore le pas, la sonnerie avait déjà retentit depuis dix bonnes minutes. Shou se dépêcha également, vit le portefeuille en cuir s'écraser au sol et s'empressa de le ramasser, sans réfléchir, il courut ensuite jusqu'à l'homme et l'empoigna au bras. L'androgyne fit volte-face, les sourcils haussés, et les commissures de ses lèvres s'élevèrent conséquemment quand il reconnut son étudiant. Le châtain évita son regard et lui tendit l'objet.
- Votre portefeuille, vous l'avez fait tomber.
- Merci beaucoup ! S'exclama-t-il avec surprise. Je ne m'en étais pas aperçu.
L'adolescent serra nerveusement la bride du sac dans sa main, il préféra tourner les talons, à contre coeur, ne sachant que faire en vérité. Il fut retenu à son tour, les fins doigts d'Uruha s'enroulèrent à son poignet ; et se tourna, incrédule et timide :
- C'est vraiment gentil de me l'avoir rendu, le remercia-t-il une seconde fois.
- De rien, je...
Les mots moururent dans sa gorge et ses yeux s'agrandirent de surprise, son titulaire venait de poser sa main sur une de ses joues et, dans une lente caresse, celle-ci s'attarda dans son cou, à la racine des cheveux, avant de se retirer.
- Tu devrais aussi te dépêcher, on est déjà bien en retard !
Shou papillonna des yeux, reprit pieds, ses joues s'empourprèrent et il laissa échapper un faible oui avant de le suivre. Ils se rendirent en vitesse au local, les étudiants les y attendaient, assis sur les bancs et bavardant sans que ça ne soit assourdissant toutefois ; à l'entrée de Takeshima-sensei, ils s'assirent et préparèrent leurs manuels, Shou prit place dans la première rangée, Saga avait gardé une chaise pour lui, il le remercia brièvement tandis que l'enseignant commençait son cours.
- Tu étais où ? Chuchota son bassiste.
- J'ai loupé mon bus, j'ai dû venir à pied ! Lui répondit-il sur la même fréquence.
- Je suis étonné de te voir arriver avec Takeshima ! S'étonna Tora qui s'était appuyé sur son banc pour pouvoir le voir.
Shou ne put réprimer un faible rictus, depuis le midi où il avait reproché au guitariste d'inviter leur professeur à manger avec eux, Tora s'était persuadé qu'il ne l'aimait pas « S'il savait... ».
- Je l'ai croisé en chemin, il habite à quelques pâtés de maisons de la mienne.
- Il est presque voisin ?
- Amano-san, je te dérange ?
Shou, Saga et Tora se figèrent face à Uruha, il s'était entrecoupé et les fixait, visiblement, il n'était qu'agacé, pas énervé.
- Je ne suis pas quelqu'un de sévère, je n'ai pas beaucoup d'exigence, mais je ne supporte pas avoir un bruit de fond, expliqua-t-il comme s'il confiait un conseil.
- Excusez-nous, souffla le plus grand en s'adossant correctement à son dossier.
Uruha acquiesça en faisant comprendre qu'il ne lui tiendrait pas rancune pour si peu, ses yeux firent halte sur Shou et se plissèrent, rieurs, il reprit ensuite son cours là où il s'en était arrêté. Le châtain ne put se concentrer longtemps, sa rêverie le rattrapa bien assez vite et il s'efforçait de reproduire la douceur de cette peau sur sa joue et dans son cou. Uruha ne s'en était certainement pas rendu compte, mais cela avait provoqué chez lui une débandade de frissonnements, il essayait tant bien que mal de les ressentir à nouveau courir sur son échine. Puis la question vint l'effleurer, pourquoi avait-il eu ce geste ? Pourquoi avait-il fait cela ? Jamais le chanteur n'avait vu un professeur manifester de telles attentions à un élève, il n'avait même imaginé que cela puisse se faire, en particulier auprès d'un garçon ! C'était trop familier, trop expansif, bien plus qu'inhabituel, le simple fait qu'il n'en parlerait pas à ses amis était déjà significatif. Shou simula de lire les pages du fascicule d'anglais, la tête avachie dans la main, une expression de joie bouscula sa curiosité, que cela soit concevable ou non, il n'y avait qu'envers lui que Takeshima-sensei avait eu ce geste. Le jeune homme, en effet, maintenait une distance commune de professeur-élève avec les autres étudiants, justement avec les autres... Pas avec lui. Avec lui, il se comportait autrement, si Shou retardait le moment de sortir de la classe pour qu'ils se retrouvent seuls, Uruha le rappelait fréquemment, alors qu'ils s'étaient déjà salués, pour lui faire une dernière recommandation, bien souvent, un simple « Repose-toi bien ». Il avait facilement deviné que l'adolescent était de consistance fragile, Shou évitait prudemment ce sujet, il ne supportait pas en parler. De même quand ils se rencontraient dans un couloir, l'androgyne prenait la peine de s'arrêter pour échanger plusieurs phrases, de sa propre initiative. Shou jugea la situation le plus objectivement possible, et en vint à la même conclusion, il n'y avait qu'avec lui qu'il se comportait ainsi, rien que lui.... Les battements de son c½ur se firent plus frénétiques....
__________ Saga retrouva Shou à leur point de rendez-vous, ils avaient prévu d'aller au cinéma après les cours, comme le temps était agréable, cela leur permettait de boire un verre avant la séance. Tandis qu'ils sirotaient une boisson fraîche à une terrasse, le bassiste paraissait préoccupé, son front était plissé et ses sourcils se fronçaient constamment.
- Saga, qu'est-ce qui ne va pas ?
- Pardon ? Sursauta-t-il.
- Tu es pensif, tu ne m'écoutes qu'à moitié et tu n'arrêtes pas de te tordre les doigts.
- Ah, fit-il en séparant ses doigts qu'il tordait effectivement, excuse-moi. Je sais que c'est idiot, mais je n'arrête pas de penser à Tora et Hiroto.
Shou se mordit l'intérieur des joues, lui aussi se tracassait pour eux, pour leur amitié plus précisément. Chaque jour, un froid persistant s'installait entre eux, ils se saluaient, se parlaient, et s'en tenaient là. A de rares occasions Hiroto laissait ses doigts se glisser dans ses cheveux, parfois Tora ne le lui reprochait pas, souvent il finissait par s'écarter. Ca n'était pas comme si ce revirement soudain n'affectait que le petit brun, cela mettait tout le groupe mal à l'aise. Saga, Shou et Nao s'interdisaient d'intervenir, ça ne pourrait qu'envenimer les choses, et même s'ils étaient leurs meilleurs amis, c'était à eux seuls qu'il appartenait de résoudre leur malentendu.
- On doit les laisser s'arranger entre eux, rappela Shou, je sais que ce n'est pas facile, mais je ne veux pas me les mettre à dos parce que j'aurais eu le malheur de vouloir les aider ! Regarde Tora quand on évoque le problème !
- Je sais bien. Tout ça pour cette fille.
- Tora en est amoureux.
- Elle non !
- Tu n'en sais rien Saga, le réprimanda-t-il.
- J'en suis persuadé ! Et je suis vraiment déçu que Tora la fasse passer avant Hiroto, je pourrais comprendre si elle en valait la peine... Dit-il avant d'avaler une lapée de coca.
Shou soupira, tiraillé entre le « devoir » de le désapprouver et l'envie de rire.
- Tu exagères, elle n'est pas méchante...
- ...juste complètement stupide !
Le châtain partit dans un rire qu'il ne put réprimer plus longtemps, « Si Tora l'entendait ! ».
- Et au contraire, je la trouve méchante... Continua le bassiste sur sa lancée, elle n'a même pas d'humour ! Mais qu'est-ce qu'il lui trouve ? Je ne compren... Il s'interrompit, tiens, ce n'est pas Takeshima-sensei là-bas ?
Le visage de Shou se métamorphosa et il pivota la tête trop brutalement, s'occasionnant un faux mouvement. Tout en se massant la nuque, il repéra Uruha, debout, appuyé contre un poteau. Il semblait attendre quelqu'un, il s'était même mis sur son trente-et-un.
- Tu crois qu'il est gay ?
Shou fit tiré de ses pensées par cette question subite, il regarda alors son vis-à-vis d'un air presque indigné. Qu'est-ce que c'était que cette question ?
- Pourquoi ? Finit-il par répondre, véritablement curieux.
- Parce qu'il fait clairement gay ! Expliqua son ami dans une évidence.
- Ce n'est pas parce qu'il ressemble à une fille qu'il est gay !
- Je sais bien, mais il est tellement délicat dans ses gestes et dans son intonation que je ne l'imagine vraiment pas avec une fille !
Shou commençait à trouver la conversation drôle, il laissa Saga monologuer sur sa supposition et reposa son attention sur son professeur, sa bouche s'entrouvrit soudainement, son c½ur cessa de battre sur l'instant, et sa respiration se bloqua quelques secondes. Une fille discutait avec lui, elle lui avait même agrippé le bras comme l'aurait fait une collégienne. Shou cligna des yeux, comme s'il croyait réellement avoir mal vu... Mais il avait bien vu. Elle était grande, mince, élégamment habillée, la tête surplombée d'un chapeau en abaca bleu, très sophistiquée, très entreprenante aussi...
Les rebonds dans sa cage thoracique reprirent de leur activité, douloureusement, avec fracas. Et la lutte des raisons désespérées, des explications qui ne tiennent pas la route commença, « Ça peut être une connaissance ! Une bonne amie ! Oui, mais lui agripperait-elle le bras ainsi ? Jouerait-elle avec ses cheveux ?... Ou sa s½ur, tout simplement ! Beaucoup de petites s½urs même à l'âge adulte s'agrippent ainsi au bras de leur frère ! Non ? ».
Elle posa tout à coup ses lèvres sur celles du bel androgyne.
« Non.... »....
Le visage du chanteur se décomposa et se vida de son sang, aussi diaphane et impassible que celui d'un cadavre. Une s½ur, en aucun cas, n'embrasse son frère....
- Shou ? Saga le remua légèrement, tu te sens mal ?
Il suivit la trajectoire de ses yeux et vit qu'il observait toujours Takeshima-sensei, il remarqua à son tour la présence de la jeune femme.
- Ah ben, je retire ce que j'ai dit, il n'est p't'être pas gay !
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